Un outil pour rendre interactif votre cours via les smartphones des apprenant.es : #Wooclap

Je vous ai présenté il y a 2 ans un outil similaire, Beekast, dont les fonctionnalités sont désormais très limitées dans la version gratuite (seuls 3 smartphones peuvent être connectés). Voici un site découvert au CLİC2019 qui m’a séduite et dont on peut tirer de nombreux avantages en cours de FLE dès lors que les apprenants possèdent un smartphone. Ce site vous permet de faire participer vos apprenants (jusqu’à 30 gratuitement à ce jour) en proposant des QCM, de courtes questions ouvertes, des classements, des exercices d’appariement, de leur faire créer collectivement des nuages de mots, etc.

Le plus de Wooclap est que l’on peut interagir avec son smartphone soit via le site sur Internet, soit en envoyant un message, sans internet. Cette fonctionnalité est disponible dans les pays suivants pour l’instant : l’Australie, la Belgique, le Canada, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, et la Suisse.

Voici un petit guide pour commencer à utiliser le site après votre inscription.

Comment créer un « événement » = une série de questions ?

Lorsque vous arrivez sur la plateforme, cliquez sur « CREER UN EVENEMENT »

Vous pouvez modifier le titre de votre événement en cliquant sur le stylo et changer le code.

Parallèlement à la proposition des questions, vous pouvez importer un diaporama (Powerpoint, GoogleSlide, PDF ou KeyNote) que vous pouvez présenter en alternance avec les questions interactives.

Comment créer des questions ? Quels types de questions ?
  • Le type de questions le plus efficace en cours de FLE est sans doute le nuage de mots collaboratif : on peut lancer un thème au début d’une unité et demander aux apprenants quelles sont leurs représentations de ce thème. Plus le mot écrit aura été proposé par les apprenants, plus il sera écrit en gros, comme dans l’exemple ci-dessous.
    Résultat du nuage de mots projeté sur l’écran

    Pour créer la question, choisissez « Nuage de mots » et écrivez votre question.

    Côté prof (création de question)

    Vous avez des choix à faire en bas à droite : vous pouvez par exemple modérer les réponses avant qu’elles ne soient publiées. N’oubliez pas de « SAUVEGARDER » (il sera ensuite possible de modifier ce que vous avez écrit), puis, lorsque vous voudrez activer la question face à vos apprenants, il suffira de cliquer sur « LANCER ».

  • Le type de questions QCM est bien sûr très utile pour tester les connaissances générales ou un point de grammaire. Choisissez « QCM » et remplissez la question ainsi que les propositions de réponses. N’oubliez pas de choisir la réponse correcte en cochant le carré à gauche de la réponse qui deviendra bleu.  Vous pouvez choisir « plusieurs réponses possibles » et d’autres fonctionnalités en bas à droite. Il est également possible d’insérer des photos comme dans l’exemple ci-dessous.
    Côté prof
    Côté apprenants

    Pour afficher les bonnes réponses, cliquez sur l’icône verte en forme de V.

  • On peut créer un « SONDAGE » pour connaître les pratiques des apprenants par exemple ou pour évaluer un cours, une pratique. Choisissez « SONDAGE » puis écrivez la question avant de proposer des « REPONSES ».
    Côté prof

    Côté apprenants
  • Pour les débutant.es, la question « Trouver sur l’image » est intéressante pour travailler la localisation ou le lexique. Il faut choisir une image, poser une question comme sur l’exemple ci-dessous et faire glisser le point vert (qui désignera la bonne localisation) au bon endroit, ici une péniche.
    Côté prof (création de la question)

    Côté prof (résultat)
  • La question « Créer une échelle » sert à évaluer des items que vous aurez prédéfinis, pour évaluer un cours ou un concept par exemple.
    Côté prof (création de question)

    Côté apprenant
  • Voici un exemple de question d’appariement
    Côté prof (création de question)

    Côté apprenant
  • Enfin (et je vous laisse découvrir les autres types de questions) il est possible de créer une question avec une réponse ouverte afin que les apprenants écrivent quelques mots : une impression, un réinvestissement d’un point de grammaire ou de lexique.
Côté prof (création de question)
Résultats projetés au tableau
Comment faire participer les apprenants ?

Vos apprenants ont besoin d’un smartphone et vous de projeter l’écran « côté prof » pendant la présentation.  Au début du cours, vous devez cliquer sur « LANCER » à la droite de « Comment participer » :

Pour lancer l’activité en cours

Ensuite apparaissent :

  1. le code à utiliser sur le site WOOCLAP : dans l’exemple ci-dessous FRANCEREP
  2. le code à utiliser si vos apprenants envoient des messages téléphoniques sans wifi : il faut envoyer au numéro de téléphone indiqué (06 44 60 ..) le code commençant par @, ici @FRANCEREP. Cette fonctionnalité ne permet pas de répondre à certaines questions comme la localisation sur une image par exemple.
    Comment naviguer en tant que prof ?

    Après avoir donné les codes avec « Comment participer », vous retournez dans votre tableau de bord qui archive vos questions.

    Tableau de bord

    Vous pouvez activer une question en cliquant sur « LANCER ». Une fois que vos apprenants ont répondu, vous pouvez clôturer la question en cliquant sur le cadenas rouge. Puis, pour revenir au tableau de bord, cliquez sur « QUİTTER » et passez à la question suivante.

    Barre de navigation pour revenir au tableau de bord

    J’espère que ces indications vous auront donné envie d’essayer…

Activité : Reconnaître les langues #A0 à #C2

Voici une petite activité dont le but est de reconnaître différentes langues entendues (turc, espagnol, allemand, anglais, chinois, arabe, russe, français mais aussi plus rares, créole réunionnais, bassar, n’gambaye). Je l’ai créée sur le site LearningApps dont l’interface est certes austère, mais dont les applications sont précieuses grâce à l’insertion de fichiers audios aussi facile qu’utile en langues.

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Pour les grand.es débutant.es

C’est une activité fort dynamisante pour les grand.es débutant.es : on découvre des langues, parfois sa langue, on fait des hypothèses, on se trompe, on réussit. Ecouter ces langues m’a également permis d’introduire le français en le mettant sur un pied d’égalité avec les autres langues et, grâce au créole de la Réunion qui trouble les apprenant.es puisqu’il contient des mots français mais n’est pas du français, la diversité linguistique en France a pu être abordée dès le premier cours. Enfin, pour les grand.es débutant.es, l’activité permet d’apprendre la structure « je parle XXX » et complète parfaitement le cours fait en amont sur les nationalités.

Une activité brise-glace pour tous les niveaux

Il me semble que cette activité peut être utile à tous les niveaux en début de session et qu’elle sert aussi de brise-glace : il est en effet possible de demander aux apprenant.es qui comprennent les langues entendues de traduire ce qui a été dit, ce qui ne manque pas de valoriser leur répertoire linguistique.

Voici le lien : https://learningapps.org/view6347819

Comment l’utiliser ?

J’ai testé cette activité en classe, collectivement, avec des apprenant.es du niveau A0 : nous avons écouté les pistes et j’ai glissé chaque fichier audio sur la langue proposée. Si la solution est fausse, il suffit de cliquer entre les deux éléments joints pour les séparer à nouveau et tenter une autre association.

L’ambiance s’est réchauffée car chacun.e pouvait proposer son hypothèse et la classe a été dynamisée. Ensuite, mous avons à tour de rôle repris à notre compte « je parle XXX », ce qui m’a permis de savoir qui parlait anglais et surtout qui ne parlait qu’une seule langue.

On peut ensuite envoyer le fichier aux apprenant.es pour que l’activité soit refaite à la maison au rythme de chacun.e.

 

Compréhension écrite sur la langue française : Alain Rey nous éclaire sur la féminisation, l’écriture inclusive et les emprunts (B2)

Voici une compréhension écrite de niveau B2 faite à partir d’un article de 20Minutes.fr dans lequel le linguiste Alain Rey est interviewé sur l’évolution de la langue française, et notamment sur sa position face aux emprunts, à l’écriture et la grammaire inclusives et à la féminisation des noms de métier.

 La féminisation est une nécessité sociale parce que la langue n’est pas faite pour dominer la société, c’est la société qui fait la langue. Il n’y a rien de plus démocratique que la langue. C’est pour ça que je suis hostile aux puristes académiciens qui gueulent comme des putois quand il y a une nouvelle façon de s’exprimer. S’il n’y avait pas de nouvelles façons de s’exprimer, le français serait figé et s’il était figé, il serait en péril, ce qui n’est pas le cas. Alain Rey

Voici la compréhension écrite proposée à partir d’extraits de l’article sur Alain Rey B2.

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Extrait CE

Pour aller plus loin…

Je partage un exercice que vous pouvez proposer à vos apprenant.es. L’objectif est de montrer la diversité des origines de certains mots français de manière ludique à travers une dizaine d’exemples (un anorak, un pyjama, l’alcool, un kiosque, un robot, …). Il suffit pour cela de partager le lien par mail ou de le déposer sur une plateforme. Sans avoir besoin d’inscrire ses apprenant.es, l’exercice est autocorrigé et les paires de mots disparaissent au fur et à mesure que la solution sera trouvée.

C’est l’occasion de rappeler l’existence de cette fort intéressante application gratuite qu’est Learning Apps, projet lancé par la Haute Ecole Pédagogique de Berne, et qui vise à proposer une banque de données de modules indépendants à rattacher à sa progression ou à créer ses propres modules.

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Exercice auto-corrigé fait sur Learning Apps

Une des forces de cette application en cours de langue est, outre sa facilité d’utilisation et de partage, le fait qu’elle propose des exercices d’appariement entre des fichiers audios et des mots, comme dans l’exemple ci-dessous.

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Ou lien direct : https://learningapps.org/watch?v=p5a47yc4n18

 

Un outil très pratique pour créer rapidement des capsules : LOOM

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Je viens de tester un nouvel outil pour créer des capsules, « LOOM », grâce aux conseils toujours avisés d’OutilsTice dont vous trouverez ici l’article complet (Merci Fidel !). Il s’agit d’une extension à ajouter au navigateur Chrome qui permet d’enregistrer l’écran : il suffit de cliquer sur l’icône (petit tourbillon à l’extrémité droite)

Capture d_écran 2018-03-21 à 15.01.02et l’on accède immédiatement au tableau d’enregistrement qui propose

– d’enregistrer l’écran seul

– d’enregistrer l’écran avec en médaillon incrusté la personne qui parle

– d’enregistrer la personne qui parle

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Pour faire des capsules simples, c’est un outil vraiment pratique. Voici un exemple de capsule que j’ai fait un peu en urgence (d’où les imperfections…) pour commenter une carte mentale sur le lexique du tourisme destinée à mes apprenant.e.s FLE :

https://www.useloom.com/embed/a87e472c9ff24dcfbe265150646c8e2f

Le partage est ensuite très facile (lien à envoyer aux apprenant.e.s ou téléchargement). Une fois la vidéo terminée, on peut procéder à des coupes mais il n’est pas possible a priori de faire des ajouts a posteriori (j’ai, par exemple, oublié de mettre un titre, de signer…).

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Atelier #Eidos64 Outils numériques en cours de langues : des pistes pour favoriser une approche interactionnelle

Mercredi 24 janvier 2018 à Bayonne dans le cadre de la journée de formation Eidos64.

bandeau-2018L’atelier qui s’appuiera sur des exemples de cours de langues (Français Langue Etrangère), invitera à explorer deux pistes parmi les multiples potentialités du numérique :

comment renouveler le remue-méninges que nous faisons en début de séquence pour établir un premier état des lieux des connaissances déjà acquises sur un thème ? Nous verrons comment Beekast offre une variante numérique intéressante par rapport aux approches plus traditionnelles.

comment mettre en valeur les productions des apprenant.e.s en leur donnant un destinataire réel ? Dans son ouvrage Le web 2.0 en classe de langue (Maison des langues, 2011), en complément des habituelles tâches cibles et didactiques, Christian Ollivier nous invite à mettre en place des « tâches ancrées dans la vie réelle », c’est-à-dire « des tâches dans lesquelles l’apprenant n’est plus seulement un apprenant, mais devient un « usager » de la langue ». Il nous incite donc à proposer «des tâches qui ont un enjeu réel et dans lesquelles les aspects non langagiers retrouvent la place qu’ils ont dans la réalité. ». Il apparaît clairement que le web 2.0 est un espace privilégié pour publier et favoriser les interactions avec des locuteurs et locutrices natifs afin de donner un sens réel à des tâches, non plus réservées aux enseignantes et enseignants, mais s’adressant à d’autres internautes.

Comment passer de la simple production écrite à une tâche finale publiée ? Comment mettre en valeur les productions pour les partager et leur donner plus de sens ? Quels outils numériques utiliser pour faire faire des petites vidéos, des graphiques ou des livrets numériques qui seront partagés au-delà des murs de la salle de cours, voire commentés dans le cadre d’interactions réelles  ?

Cet atelier proposera des pistes et des exemples de réalisations d’apprenant.e.s pour une utilisation pédagogique de Beekast, Spark Video, Google Maps, entre autres.

Pensez à apporter votre ordinateur ou votre tablette.

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Beekast, un outil intéressant pour renouveler le remue-méninges et le travail collaboratif

Beekast, outil découvert et testé à Ludovia14, est un site qui permet de rendre ses apprenants actifs dans le sens où ils peuvent écrire et participer individuellement ou en groupes, aux « activités » proposées, via un smartphone, une tablette ou un ordinateur,

  • en présentiel pour dynamiser le cours : les participants répondent aux questions, écrivent en direct et le résultat peut être diffusé en direct ou projeté à la fin pour créer un effet de surprise ;
  • et pourquoi pas, à distance, ce qui permet de laisser le temps à chaque apprenant de peser les mots choisis, de rechercher un concept oublié. On découvre le résultat ensemble en présentiel.

Il suffit pour les participants d’aller sur le site de Beekast et de taper un code très simple donné par l’enseignant. Le point fort de ce site est la simplicité de son utilisation.

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ATTENTİON, DEPUİS LA PUBLİCATİON DE CET ARTİCLE, BEEKAST EST MALHEUREUSEMENT DEVENU PAYANT. EN VERSİON GRATUİTE, SEULES 3 PERSONNES PEUVENT SE CONNECTER A UNE SESSİON.

Voici quelques pistes d’exploitation pédagogique en Fle, en littérature et en UE Tice en Master Fle :

  1. Renouveler le remue-méninges : ce site permet, entre autres, de renouveler l’étape du remue-méninges au début d’un cours en créant un nuage de mots collaboratif en temps réel. Le nuage peut être projeté en direct ou montré seulement à la fin de l’activité.

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Exemple de nuage de mots en UE Tice (côté enseignant)

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Exemple de nuage de mots en UE Tice (côté enseignant)

L’activité peut servir à caractériser les représentations des apprenants sur un sujet, comme dans l’exemple ci-dessous où j’ai demandé à mes étudiants des adjectifs pour caractériser leurs représentations des outils numériques en amont du cours.

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Exemple de nuage de mots en UE Tice (côté étudiants)

En cours de langues, le nuage permet de montrer tout le lexique déjà connu sur un thème précis par exemple.

En littérature, il peut servir à mettre en évidence les mots-clés déjà connus sur un mouvement ou une époque.

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Exemple de nuage de mots en littérature (côté apprenants)

Une limite toutefois : au fur et à mesure que les apprenants écrivent les mots, une liste de mots suggérés apparaît, qui peut influencer les choix de chacun.

2) Faire une liste d’idées à partir d’un sujet dans des catégories pré-définies : Une autre activité intéressante est le « brainstorming » qui invite les participants à écrire non plus un seul mot comme dans le nuage de mots, mais une courte phrase (140 caractères maximum) sur un thème que l’on peut diviser au préalable en catégories pour guider la réflexion, comme une préparation de carte mentale.

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Activité « Brainstorming » côté enseignant

Voici, ci-dessous, un exemple de tableau rempli par les apprenants, individuellement ou en groupes : il est ainsi possible de repérer les idées similaires dans une catégorie, de les mettre en avant en les « likant » anonymement. C’est un excellent support pour faire réagir apprenants ou étudiants en les invitant à commenter les idées des autres, d’autant plus que ces idées sont données anonymement : la « face » de chacun est ainsi protégée.

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« Brainstorming » peut être aussi utilisé comme un nuage de mots structuré en catégories comme dans l’exemple ci-dessous où les apprenants n’écrivent que des mots, des concepts.

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Il est aussi possible d’utiliser ce tableau pour proposer aux élèves de rechercher des idées dans le cadre d’une argumentation avec une structure préétablie et en demandant aux groupes de chercher des arguments ou des exemples.

3) Une autre piste intéressante suggérée par mes étudiants est d’utiliser « Brainstorming » comme support pour une évaluation formative « flash » et collective : on crée les sous-catégories et on demande aux apprenants de compléter chaque catégorie avec les idées dont ils se souviennent pour chacune d’elles afin de voir ce qu’ils ont retenu. Il faut toutefois savoir qu’au fur et à mesure que chaque apprenant écrit une idée, il peut voir ce que les autres ont écrit.

4) Plus classique, l’activité « Formulaire », dont les réponses ne sont visibles que par l’enseignant, permet de préparer un questionnaire très facilement avec, au choix, des QCM ou des questions ouvertes.

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Ex de « Formulaire » avec les 2 types de questions (côté enseignant)

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Ex de présentation des résultats du « formulaire »

 

 

 

 

 

 

On peut donc l’utiliser pour pour récolter des données plus personnelles, pour sonder les apprenants dans le cadre d’un projet, pour faire un questionnaire d’évaluation du cours, pour un questionnaire en évaluation formative, etc.

Beekast propose aussi les activités « Vote » et « Quiz », ainsi que « Mur de Selfies » qui m’a paru un peu gadget dans le sens où chaque apprenant se prend en photo et poste celle-ci sur le mur, mais sans pouvoir ajouter son prénom.

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Les 6 activités proposées par Beekast

Enfin, outre les activités, un mur virtuel collaboratif est à la disposition du groupe pour ajouter des commentaires ou des photos et favorise l’interaction entre les apprenants. Un des avantages est que l’on peut y déposer des documents au format photo auxquels les participants auront un accès facile. On peut aussi modérer, voire effacer les commentaires…

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Exemple de mur collaboratif

Voici un Tutoriel pour commencer à utiliser Beekast

 

Tragédie classique et capsules

Comment enseigner la tragédie classique et sensibiliser des étudiants étrangers au dilemme cornélien en 2 heures sans qu’ils ne s’endorment en écoutant passivement les stances du Cid ?

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Voici quelques pistes à exploiter pour des cours relevant les mêmes défis :

  • La tragédie classique en classe inversée

La tragédie classique a été présentée sous forme de capsule que les apprenants ont regardée chez eux en prenant des notes. En 5 minutes, il est impossible de présenter un tel sujet. Néanmoins, cette capsule a donné un premier cadre, un premier niveau de connaissances que nous avons complété en présentiel lorsque, en cours, les étudiants ont reconstruit ces premières connaissances sur la tragédie classique. J’ai alors pu approfondir, donner des exemples sans monopoliser la parole et en les faisant participer et comparer avec le drame shakespearien qu’ils connaissaient tous.

  • Modélisation des attentes

Ensuite, nous avons abordé la pièce avec un schéma des personnages (en version simplifiée) et nous avons étudié la première stance ensemble pour mettre en lumière le dilemme et la douleur de Rodrigue en nous appuyant sur quelques figures de style.

  • Création d’une capsule par les apprenants

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Ensuite, continuer à ce rythme l’étude de toutes les stances aurait démotivé les étudiants dont l’effort cognitif était déjà très élevé pour une compréhension littérale du texte. Il était nécessaire de les rendre actifs. J’ai donc choisi de privilégier la qualité de leur lecture à la quantité (la lecture de l’intégralité des stances). Ils ont alors travaillé en petits groupes avec une tablette et l’application Explain Everything : chaque groupe devait étudier une stance et produire une petite capsule dans laquelle serait présentée une courte analyse de la stance, en utilisant les outils tels que le laser, le crayon et en enregistrant la voix. Ainsi, après un moment de stress tout à fait compréhensible, les groupes se sont mis au travail en collaborant, s’entraidant, négociant, etc. Dix minutes avant la fin du cours, tous les groupes sont partis à la recherche d’un lieu silencieux pour l’enregistrement des commentaires et le travail était terminé pour tous à l’heure.

  • Une capsule d’apprenants complétée par le prof

Lorsque j’ai regardé les capsules, j’ai constaté qu’il manquait certains commentaires : j’ai donc pris la liberté d’ajouter certaines remarques à la fin de chaque capsule, à la fois pour équilibrer les analyses mais aussi pour compléter cette polyphonie et pour poursuivre ce travail de co-construction de la classe inversée qui met l’enseignant à côté des apprenants et non plus sur un piédestal.

Le bilan en ce qui concerne la motivation est plutôt positif : chacun a dû s’investir et être actif pour faire ressortir ce dilemme en observant attentivement la syntaxe, le lexique. L’ambiance était vraiment studieuse et dynamique.

  • Donner du sens à l’ensemble des capsules

Chaque étudiant a reçu les liens de toutes les capsules (voici un exemple) et doit les regarder, prendre des notes pour être capable de faire un commentaire du même type à partir d’un autre extrait de tragédie.

Certes, tous n’ont pas lu l’ensemble des stances. Mais lors du prochain cours, nous regarderons une mise en scène de cet extrait et le puzzle des analyses permettra à chacun de sentir le dilemme en extrapolant ce qui a été dit dans une stance à toutes les stances.