#A1 Les moyens de transport en chansons

Voici une petite infographie interactive pour clôturer une séance de découverte des moyens de transport avec des apprenant.es débutant.es. C’est un document destiné à l’enseignant.e : il suffit de cliquer sur une icône et de faire écouter la chanson dans laquelle est mentionné un moyen de transport. Le premier qui entend « taxi » « train » « avion » ou « ambulance » marque un point. Le principe est très simple mais dynamise l’ambiance en fin de cours…

Prérequis : connaître avion, train, bateau, taxi, voiture, moto, vélo bus mais aussi bicyclette, camion funiculaire, Harley Davidson, ambulance…

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https://create.piktochart.com/output/36556431-a1-fle-moyens-de-transport-en-chansons

#A1 Le lexique de la ville : Paris, clichés et anti-clichés

Il est toujours difficile de travailler en A1 avec des documents authentiques. En voici deux que l’on peut facilement utiliser pour travailler la description de son environnement, tout en faisant un point culture sur Paris.

Vous connaissez peut-être cette première vidéo : en 2016, la Mairie de Paris a fait tourner une vidéo pour promouvoir la ville. Si ce clip plaît énormément aux apprenant.es, il n’en demeure pas moins une jolie concentration de clichés et ne présente que des facettes très particulières de la capitale.

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Capture d’écran du clip « Paris » (Mairie de Paris)

D’où la réaction très rapide de certains autochtones qui ont publié une réponse sous forme de vidéo : « Paris, on t’aime aussi » dans laquelle est mise en avant la diversité culturelle, ethnique et sociale de Paris.

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Capture d’écran de la vidéo « Paris, on t’aime aussi »

Il est possible d’utiliser ces deux vidéos à tous les niveaux pour travailler sur les représentations de Paris avec les apprenant.es, notamment avec le niveau A1 … étant donné qu’il n’y a pas de paroles. C’est l’occasion de travailler la description de l’environnement, de la ville pour aller vers la description de sa ville.

Voici le descriptif d’une partie de la séquence que j’ai faite avec mes apprenant.es et qui intègre des outils numériques pour faciliter l’apprentissage du lexique :

  • (En amont, travail sur les prépositions devant villes et pays)
  • Remue-méninge sur Paris avec écriture des mots au tableau
  • Visionnage de la vidéo officielle : quelles impressions ? Qu’est-ce qu’il y a ?
  • Distribution d’une feuille contenant une liste de mots liés à la ville, qui apparaissent (ou pas) selon le déroulé chronologique de la vidéo. Les mots sont expliqués par certain.es apprenant.es ou par l’enseignant.e et un espace sur la feuille permet de dessiner l’élément ou de l’écrire dans sa langue
  • 2eme visionnage : les apprenant.es cochent les éléments vus
  • Proposition d’exercices de systématisation faits avec LearningApps pour renforcer l’appropriation de mots importants (fleuve, pont, musée, marché, place, escaliers, château…) à distance
    • un premier exercice d’association image/mot

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    • un second exercice de regroupement pour travailler le genre des noms : féminin ou masculin ?

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  • En classe, visionnage de la vidéo « Paris on t’aime aussi » : quelles sont les impressions ? Les différences ? Les apprenant.es réinvestissent le lexique appris et on complète avec de nouveaux éléments.
  • Tâche finale : faire une présentation de sa ville à partir de 5 photos au minimum à l’oral pour les autres apprenant.es du groupe.
    • Production écrite en classe : « Dans ma ville, il y un fleuve. Il s’appelle …. Il y a aussi un musée… »
    • Présentation orale individuelle en s’appuyant sur le diaporama de sa ville
  • Pour aller plus loin ? Faire créer une vidéo à chaque apprenant.e avec Spark Video pour présenter sa ville tout en enregistrant sa voix. A venir…

Les liens utiles :

La féminisation des noms de métiers (B2) : ressource et compréhension orale

Je partage avec vous une vidéo très intéressante sur la féminisation des noms de métiers trouvée sur le site 20Minutes.fr : « La féminisation (officielle) des noms de métiers, c’est pour quand ? ».

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Dans un format agréable, dynamique et amusant, elle présente la position du linguiste Bernard Cerquiglini, qui, tout en rappelant les arguments des contempteurs de la féminisation,  multiplie les exemples de polysémie de mots masculins pour mieux appuyer la nécessaire évolution de la langue, donc la légitimité de la féminisation des noms de métiers. Le linguiste nous rappelle que le terme « étudiante » désignait une grisette du Quartier Latin à la fin du XIXeme siècle par exemple, preuve que le sens des mots peut évoluer, naturellement ou avec un petit coup de pouce.

Voici une petite compréhension orale de niveau B2 qui invite les apprenant.es à une première écoute sans les images pour une compréhension globale, puis une seconde écoute avec le support de la vidéo en vue d’une compréhension plus fine. Attention la vidéo est courte et dynamique, mais est loin d’être simple pour les apprenant.es car la musique et les effets sonores gênent la compréhension…

Si vous travaillez sur le thème de la langue française, cette compréhension orale peut être complétée par une compréhension écrite sur les emprunts (Alain Rey) ou par une approche de la grammaire inclusive.

 

Compréhension écrite sur la langue française : Alain Rey nous éclaire sur la féminisation, l’écriture inclusive et les emprunts (B2)

Voici une compréhension écrite de niveau B2 faite à partir d’un article de 20Minutes.fr dans lequel le linguiste Alain Rey est interviewé sur l’évolution de la langue française, et notamment sur sa position face aux emprunts, à l’écriture et la grammaire inclusives et à la féminisation des noms de métier.

 La féminisation est une nécessité sociale parce que la langue n’est pas faite pour dominer la société, c’est la société qui fait la langue. Il n’y a rien de plus démocratique que la langue. C’est pour ça que je suis hostile aux puristes académiciens qui gueulent comme des putois quand il y a une nouvelle façon de s’exprimer. S’il n’y avait pas de nouvelles façons de s’exprimer, le français serait figé et s’il était figé, il serait en péril, ce qui n’est pas le cas. Alain Rey

Voici la compréhension écrite proposée à partir d’extraits de l’article sur Alain Rey B2.

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Extrait CE

Pour aller plus loin…

Je partage un exercice que vous pouvez proposer à vos apprenant.es. L’objectif est de montrer la diversité des origines de certains mots français de manière ludique à travers une dizaine d’exemples (un anorak, un pyjama, l’alcool, un kiosque, un robot, …). Il suffit pour cela de partager le lien par mail ou de le déposer sur une plateforme. Sans avoir besoin d’inscrire ses apprenant.es, l’exercice est autocorrigé et les paires de mots disparaissent au fur et à mesure que la solution sera trouvée.

C’est l’occasion de rappeler l’existence de cette fort intéressante application gratuite qu’est Learning Apps, projet lancé par la Haute Ecole Pédagogique de Berne, et qui vise à proposer une banque de données de modules indépendants à rattacher à sa progression ou à créer ses propres modules.

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Exercice auto-corrigé fait sur Learning Apps

Une des forces de cette application en cours de langue est, outre sa facilité d’utilisation et de partage, le fait qu’elle propose des exercices d’appariement entre des fichiers audios et des mots, comme dans l’exemple ci-dessous.

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Ou lien direct : https://learningapps.org/watch?v=p5a47yc4n18

 

Travailler le lexique en #Fle en classe inversée : les collocations contenant « EN » devant certains verbes (suite)

Voici la suite du premier travail sur les collocations contenant « En » devant certains verbes, en classe inversée :

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  • la capsule qui présente les collocations « ne pas en revenir, en pincer pour, en prendre pour son grade, s’en sortir, s’en prendre à … »

Les En devant certains verbes (2) from Geraldine L on Vimeo.

 

  • la feuille de route « Les EN devant certains verbes 2″ à compléter à distance
  • Pour le retour en présentiel, on peut corriger les exercices puis, proposer comme activité de faire écrire par groupes des dialogues reprenant les collocations. Et même les faire jouer !

 

Travailler le lexique en #Fle en classe inversée : les collocations contenant « EN » devant certains verbes

Les collocations « ces unités préfabriquées à mi-chemin entre locutions et combinaisons libres » (A. Tutin) occupent une place essentielle dans l’apprentissage du lexique.

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Voici une proposition pour travailler ces collocations sous forme de classe inversée.  J’ai choisi de me pencher sur les verbes précédés du pronom EN qui ne renvoie généralement à aucun antécédent comme « en finir, en avoir gros sur le coeur, en avoir assez, en pincer pour, ne pas en revenir, etc. »

Pour ce faire, j’ai établi une liste de verbes, mais trop longue pour ne faire qu’une capsule : il y en aura donc 2 ou 3. J’ai opté pour une démarche inductive en partant d’un dialogue contenant plusieurs verbes précédés de EN. Puis vient l’explication de chaque collocation avec des précisions sur le niveau de langue, sur les variantes et sur la signification.

 

Les EN devant certains verbes from Geraldine L on Vimeo.

 

La capsule est envoyée aux apprenant.e.s afin qu’elle soit regardée à distance et une feuille de route accompagne et guide la prise de notes pour rendre les apprenant.e.s actifs lors du visionnage de la vidéo. La feuille de route propose quelques exercices faciles pour tester le premier niveau de compréhension de ces collocations.

Voici la feuille de route.

En cours, nous avons corrigé les exercices et nous sommes passés directement au réinvestissement des collocations. Par groupes, les apprenant.e.s ont écrit de courts dialogues avec « en finir avec, en avoir assez, en vouloir à , s’en vouloir, etc. » et les ont joué devant les autres.

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La classe inversée nous a vraiment permis de gagner du temps et, surtout, de mettre l’accent sur le réinvestissement du lexique, ce qui favorise son ancrage sur le long terme.

A suivre !

Un outil très pratique pour créer rapidement des capsules : LOOM

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Je viens de tester un nouvel outil pour créer des capsules, « LOOM », grâce aux conseils toujours avisés d’OutilsTice dont vous trouverez ici l’article complet (Merci Fidel !). Il s’agit d’une extension à ajouter au navigateur Chrome qui permet d’enregistrer l’écran : il suffit de cliquer sur l’icône (petit tourbillon à l’extrémité droite)

Capture d_écran 2018-03-21 à 15.01.02et l’on accède immédiatement au tableau d’enregistrement qui propose

– d’enregistrer l’écran seul

– d’enregistrer l’écran avec en médaillon incrusté la personne qui parle

– d’enregistrer la personne qui parle

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Pour faire des capsules simples, c’est un outil vraiment pratique. Voici un exemple de capsule que j’ai fait un peu en urgence (d’où les imperfections…) pour commenter une carte mentale sur le lexique du tourisme destinée à mes apprenant.e.s FLE :

https://www.useloom.com/embed/a87e472c9ff24dcfbe265150646c8e2f

Le partage est ensuite très facile (lien à envoyer aux apprenant.e.s ou téléchargement). Une fois la vidéo terminée, on peut procéder à des coupes mais il n’est pas possible a priori de faire des ajouts a posteriori (j’ai, par exemple, oublié de mettre un titre, de signer…).

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Projet #Fle : Manger pas cher et équilibré au restau, c’est possible ?

Voici un projet mis en place avec mes étudiant.e.s autour du thème de la nourriture et qui peut se décliner quel que soit l’endroit où l’on enseigne le français. Dans un milieu homoglotte, comme le rappelle Chantal Parpette « la proximité immédiate du milieu cible autorise certaines modalités de travail qui contribuent à élargir l’espace d’apprentissage » : les apprenant.e.s ont pu non seulement tester les restaurants mais surtout interagir avec les serveurs, serveuses ou les chefs qui se sont presque tous pris au jeu et ont répondu avec patience aux questions de ces étrangers et étrangères vivement intéressés par la cuisine française. Dans un milieu alloglotte, on peut imaginer que l’enquête se fera en langue source mais que la production finale sera en français et, diffusée sur internet, elle sera destinée notamment aux touristes francophones.

Le but du projet était de créer une courte vidéo présentant un restaurant local dans lequel il est possible de manger pas cher et équilibré, c’est-à-dire de trouver des produits frais et une alimentation saine, pour moins de 10 euros.

Les objectifs linguistiques et grammaticaux étaient d’exprimer la conséquence et d’enrichir le lexique de la gastronomie.

Etape 1 : présentation du projet à distance sous forme de capsule en classe inversée afin de redonner la parole aux apprenant.e.s en cours. Lors du retour en présentiel, ils expliquent ce qu’ils doivent faire, posent des questions et forment des équipes si ce n’est déjà fait. Dès le départ, il a été annoncé que les productions seraient publiées sur notre page Facebook pour les partager avec les personnes qui nous suivent.

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Etape 2 : Travail en classe sur la conséquence, le lexique, …

Etape 3 : Va-et-vient entre un travail à distance (recherche d’un restaurant, tests, photos, interviews, …) et de mini-bilans en classe pour savoir ce qui a été choisi, quelles difficultés ont été rencontrées avec les restaurateurs ou sur le plan technique.

Etape 4 : Présentation des productions en cours puis publications sur un réseau social afin de créer des interactions avec de vrais internautes.

Exemple de production « La fiancée du désert » à Pau

Exemple de production « Le bistrot des Halles » à Pau

Bilan de cette activité :

  • le réinvestissement de la conséquence a été plus ou moins suivi selon les groupes dont certains, enthousiasmés par le projet, ont oublié de réinvestir le point de grammaire ou ne l’ont fait qu’à l’écrit.

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  • le fait d’aller au restaurant en groupe a soudé les étudiant.e.s qui se sont vus en dehors de l’université à la fois pour tester le restaurant mais aussi pour faire le montage et enregistrer leur voix.
  • le contact avec des natifs a été apprécié par tous car, même si nous sommes dans un milieu homoglotte, les interactions avec les natifs ne sont pas si évidentes.
  • le partage sur le réseau social (page Facebook du centre de langue) a été une source de fierté car grâce aux interactions avec des internautes, leur travail a pris un sens bien plus authentique que s’il n’avait été destiné qu’à la seule enseignante. Comme l’écrivent Ch. Olliver et L. Puren :
    “Proposer à un apprenant de publier les résultats de ses recherches sur un site très fréquenté, c’est le mettre dans une nouvelle posture. Il n’est plus seulement un apprenant, il est une personne disposant d’un savoir qu’il peut partager. Cela incite à plus de rigueur dans la construction du savoir, mais aussi dans la formulation de celle-ci et la qualité de la langue utilisée, les apprenants sont en effet conscients qu’ils vont être lus par des internautes qui auront des exigences vis-à-vis de leurs contributions.” 

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Parpette, C. (2006) « L’influence d’un environnement homoglotte sur l’enseignement du FLE : d’une réalité diffuse à une méthodologie constituée », PUG.

Ollivier, O et Puren, L Le web 2.0 en classe de langue, Maison des langues, Paris, 2011.

Atelier #Eidos64 Outils numériques en cours de langues : des pistes pour favoriser une approche interactionnelle

Mercredi 24 janvier 2018 à Bayonne dans le cadre de la journée de formation Eidos64.

bandeau-2018L’atelier qui s’appuiera sur des exemples de cours de langues (Français Langue Etrangère), invitera à explorer deux pistes parmi les multiples potentialités du numérique :

comment renouveler le remue-méninges que nous faisons en début de séquence pour établir un premier état des lieux des connaissances déjà acquises sur un thème ? Nous verrons comment Beekast offre une variante numérique intéressante par rapport aux approches plus traditionnelles.

comment mettre en valeur les productions des apprenant.e.s en leur donnant un destinataire réel ? Dans son ouvrage Le web 2.0 en classe de langue (Maison des langues, 2011), en complément des habituelles tâches cibles et didactiques, Christian Ollivier nous invite à mettre en place des « tâches ancrées dans la vie réelle », c’est-à-dire « des tâches dans lesquelles l’apprenant n’est plus seulement un apprenant, mais devient un « usager » de la langue ». Il nous incite donc à proposer «des tâches qui ont un enjeu réel et dans lesquelles les aspects non langagiers retrouvent la place qu’ils ont dans la réalité. ». Il apparaît clairement que le web 2.0 est un espace privilégié pour publier et favoriser les interactions avec des locuteurs et locutrices natifs afin de donner un sens réel à des tâches, non plus réservées aux enseignantes et enseignants, mais s’adressant à d’autres internautes.

Comment passer de la simple production écrite à une tâche finale publiée ? Comment mettre en valeur les productions pour les partager et leur donner plus de sens ? Quels outils numériques utiliser pour faire faire des petites vidéos, des graphiques ou des livrets numériques qui seront partagés au-delà des murs de la salle de cours, voire commentés dans le cadre d’interactions réelles  ?

Cet atelier proposera des pistes et des exemples de réalisations d’apprenant.e.s pour une utilisation pédagogique de Beekast, Spark Video, Google Maps, entre autres.

Pensez à apporter votre ordinateur ou votre tablette.

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