Favoriser l’apprentissage en autonomie et à distance avec des QRCodes et des capsules

Voici 3 exemples d’activités de niveau A0 et B1/B2 que j’ai créées pour mes apprenant.es. Comment les remanier pour favoriser le travail à distance et stimuler les interactions en cours ? Une piste a été de modifier les feuilles de route en y ajoutant des QRCodes pour permettre à mes futurs apprenant.es de travailler en autonomie, à la maison. En effet, la présence du QRCode qu’il suffit de scanner avec une application dédiée facilite l’accès à la capsule et permet de regarder tranquillement, à son rythme la vidéo. Donc de s’entraîner seul.e à répéter, à comprendre avant de retrouver la dynamique du groupe. Un « plus » pour protéger la face et pour stimuler l’estime de soi !

Premier exemple : travailler la compréhension orale et le lexique de la ville A1

Une capsule a été faite pour présenter son pays et sa ville à travers un exemple concret fait sur mesure. L’objectif était double : améliorer la compréhension orale et enrichir le lexique de la ville et des éléments propres à un pays et une ville (un fleuve, une frontière, une capitale, une mer, etc.). Les apprenant.es avaient une feuille avec un texte lacunaire à compléter. Nous avons fait l’activité en classe entière mais l’hétérogénéité des niveaux a empêché les moins avancés d’être actifs pendant la compréhension : ils l’ont plutôt subie…
Le fait d’ajouter le QRCode donnant accès à la vidéo sur la feuille permet de faire faire ce travail d’écoute en autonomie : chaque apprenant.e peut alors écouter et regarder à son rythme la vidéo avec un smartphone et des écouteurs soit en présentiel, soit à distance, à la maison. La capsule vient donc compléter et raviver un lexique qui aura déjà été vu en cours en amont. De plus, lorsqu’ils reviendront en cours après avoir fait cette activité à distance et à leur rythme, ils pourront être plus actifs dans le sens où ils poseront des questions sur ce qui n’a pas été compris dans la capsule. On pourra aussi échanger les productions écrites faites à distance et les faire lire, puis dessiner le plan de la ville ou du pays, ou encore faire corriger la production écrite par un.e autre apprenant.e.

Feuille de compréhension orale avec le QRCode intégré.

Deuxième exemple : corriger une activité ou un test à distance (temps du passé B1/B2)

J’ai proposé à mes apprenant.es B1+ un petit test de grammaire portant sur l’utilisation du passé composé et de l’imparfait. Pour éviter de perdre du temps en classe lors de la correction et pour changer un peu les habitudes, j’ai créé une capsule dans laquelle je justifie le choix de chaque temps à l’oral plutôt que de le faire en présentiel.
Lorsque j’ai rendu les tests corrigés, j’ai donc distribué une petite feuille avec le QRCode qu’ils ont scanné chez eux pour regarder la correction. Le lendemain, j’ai répondu aux questions qui restaient.

QRCode pour accéder à la capsule dans laquelle je corrige le test sur les temps du passé

Troisième exemple : travailler la prononciation des verbes en -ER (A1)

Capsule « 3 minutes pour bien prononcer les verbes en -ER au présent »

Après avoir reçu la feuille de route avec le QRCode, les apprenant.es peuvent s’entraîner à répéter la prononciation correcte puis, dans un 2eme exercice, à prononcer et à écouter la correction. Grâce au QRCode, l’accès à la capsule est instantané et permet de travailler à distance, sans même avoir à passer par un ordinateur.

Feuille de route pour la capsule « 3 minutes pour bien prononcer les verbes en -ER »

Comment transformer un lien en QRCode ?

Il suffit d’aller sur un site générateur de QRCode, comme Tec-it celui que j’utilise : collez le lien et cliquez sur « Télécharger ».

Exemple de site générateur de QRCode

Un outil pour rendre interactif votre cours via les smartphones des apprenant.es : #Wooclap

Je vous ai présenté il y a 2 ans un outil similaire, Beekast, dont les fonctionnalités sont désormais très limitées dans la version gratuite (seuls 3 smartphones peuvent être connectés). Voici un site découvert au CLİC2019 qui m’a séduite et dont on peut tirer de nombreux avantages en cours de FLE dès lors que les apprenants possèdent un smartphone. Ce site vous permet de faire participer vos apprenants (jusqu’à 30 gratuitement à ce jour) en proposant des QCM, de courtes questions ouvertes, des classements, des exercices d’appariement, de leur faire créer collectivement des nuages de mots, etc.

Le plus de Wooclap est que l’on peut interagir avec son smartphone soit via le site sur Internet, soit en envoyant un message, sans internet. Cette fonctionnalité est disponible dans les pays suivants pour l’instant : l’Australie, la Belgique, le Canada, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, et la Suisse.

Voici un petit guide pour commencer à utiliser le site après votre inscription.

Comment créer un « événement » = une série de questions ?

Lorsque vous arrivez sur la plateforme, cliquez sur « CREER UN EVENEMENT »

Vous pouvez modifier le titre de votre événement en cliquant sur le stylo et changer le code.

Parallèlement à la proposition des questions, vous pouvez importer un diaporama (Powerpoint, GoogleSlide, PDF ou KeyNote) que vous pouvez présenter en alternance avec les questions interactives.

Comment créer des questions ? Quels types de questions ?
  • Le type de questions le plus efficace en cours de FLE est sans doute le nuage de mots collaboratif : on peut lancer un thème au début d’une unité et demander aux apprenants quelles sont leurs représentations de ce thème. Plus le mot écrit aura été proposé par les apprenants, plus il sera écrit en gros, comme dans l’exemple ci-dessous.

    Résultat du nuage de mots projeté sur l’écran

    Pour créer la question, choisissez « Nuage de mots » et écrivez votre question.

    Côté prof (création de question)

    Vous avez des choix à faire en bas à droite : vous pouvez par exemple modérer les réponses avant qu’elles ne soient publiées. N’oubliez pas de « SAUVEGARDER » (il sera ensuite possible de modifier ce que vous avez écrit), puis, lorsque vous voudrez activer la question face à vos apprenants, il suffira de cliquer sur « LANCER ».

  • Le type de questions QCM est bien sûr très utile pour tester les connaissances générales ou un point de grammaire. Choisissez « QCM » et remplissez la question ainsi que les propositions de réponses. N’oubliez pas de choisir la réponse correcte en cochant le carré à gauche de la réponse qui deviendra bleu.  Vous pouvez choisir « plusieurs réponses possibles » et d’autres fonctionnalités en bas à droite. Il est également possible d’insérer des photos comme dans l’exemple ci-dessous.

    Côté prof

    Côté apprenants

    Pour afficher les bonnes réponses, cliquez sur l’icône verte en forme de V.

  • On peut créer un « SONDAGE » pour connaître les pratiques des apprenants par exemple ou pour évaluer un cours, une pratique. Choisissez « SONDAGE » puis écrivez la question avant de proposer des « REPONSES ».

    Côté prof

    Côté apprenants
  • Pour les débutant.es, la question « Trouver sur l’image » est intéressante pour travailler la localisation ou le lexique. Il faut choisir une image, poser une question comme sur l’exemple ci-dessous et faire glisser le point vert (qui désignera la bonne localisation) au bon endroit, ici une péniche.

    Côté prof (création de la question)

    Côté prof (résultat)
  • La question « Créer une échelle » sert à évaluer des items que vous aurez prédéfinis, pour évaluer un cours ou un concept par exemple.

    Côté prof (création de question)

    Côté apprenant
  • Voici un exemple de question d’appariement

    Côté prof (création de question)

    Côté apprenant
  • Enfin (et je vous laisse découvrir les autres types de questions) il est possible de créer une question avec une réponse ouverte afin que les apprenants écrivent quelques mots : une impression, un réinvestissement d’un point de grammaire ou de lexique.

Côté prof (création de question)

Résultats projetés au tableau

Comment faire participer les apprenants ?

Vos apprenants ont besoin d’un smartphone et vous de projeter l’écran « côté prof » pendant la présentation.  Au début du cours, vous devez cliquer sur « LANCER » à la droite de « Comment participer » :

Pour lancer l’activité en cours

Ensuite apparaissent :

  1. le code à utiliser sur le site WOOCLAP : dans l’exemple ci-dessous FRANCEREP
  2. le code à utiliser si vos apprenants envoient des messages téléphoniques sans wifi : il faut envoyer au numéro de téléphone indiqué (06 44 60 ..) le code commençant par @, ici @FRANCEREP. Cette fonctionnalité ne permet pas de répondre à certaines questions comme la localisation sur une image par exemple.
    Comment naviguer en tant que prof ?

    Après avoir donné les codes avec « Comment participer », vous retournez dans votre tableau de bord qui archive vos questions.

    Tableau de bord

    Vous pouvez activer une question en cliquant sur « LANCER ». Une fois que vos apprenants ont répondu, vous pouvez clôturer la question en cliquant sur le cadenas rouge. Puis, pour revenir au tableau de bord, cliquez sur « QUİTTER » et passez à la question suivante.

    Barre de navigation pour revenir au tableau de bord

    J’espère que ces indications vous auront donné envie d’essayer…

Un site de ressources gratuites (capsules) pour allophones et apprenant.es #FLE créé par les étudiant.es Master FLE Pau

Vous enseignez à des élèves allophones en UPE2A ou en classe ordinaire ? à des apprenant.es FLE ? Alors ne manquez pas de papillonner sur le site Le Trèfle fait des capsules, un site créé par les étudiant.es de Master 2 FLE de l’UPPA dans le cadre de notre UE de TİCE. Vous y trouverez des « packs » qui proposent une capsule et une feuille de route ou une fiche bilan.

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  1. La section « Capsules d’urgence » est essentiellement destinée à des allophones et relève du domaine du Français Langue de Scolarisation. Mais certaines capsules sont tout à fait utilisables en cours de FLE. Vous y trouverez entre autres le matériel de l’élève, les verbes dans les consignes, les saisons, les jours et les mois pour des arabophones, le système scolaire français, écrire et prononcer le son [O], etc.
  2. La section « Capsules coup de pouce » s’adresse à des apprenant.es FLE de niveaux plus avancés et vous permettra d’aborder la cause, la conséquence de manière différente. En lexique, vous éclaircirez la différence entre rentrer, revenir et retourner, la différence entre C’est et Il est, et en phonétique, les liaisons obligatoires, entre autres.

Butinez, soyez curieux et curieuses !

Retour d’expérience

J’ai testé de nombreuses capsules avec mes apprenant.es (A1 ou B2) qui devaient regarder la vidéo à la maison. La dernière utilisée, celle sur les verbes de consignes, a très bien fonctionné bien que seuls 2 étudiants sur 11 aient fait le travail à la maison.

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Traces écrites de la capsule « Verbes de consigne » par un étudiant

Qu’importe…  Ils sont passés au tableau pour se transformer en professeurs : ils y ont expliqué le cours et ont répondu aux questions, ils ont donné des exemples à tour de rôle pour mieux se faire comprendre si bien que la dynamique du cours engendrée par la classe inversée a libéré la parole des apprenant.es et m’a clairement obligée à me taire. Sans parler de la fierté d’être capables d’expliquer en français aux autres la différence entre « surligner » « cocher » ou « compléter »…

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Un apprenant propose de nouveaux exemples pour expliquer la différence entre « cocher » et « compléter »

A chacun.e d’inventer l’utilisation du pack qui correspond à son contexte. Un grand bravo aux étudiant.es du M2FLE !

#A1 Le lexique de la ville : Paris, clichés et anti-clichés

Il est toujours difficile de travailler en A1 avec des documents authentiques. En voici deux que l’on peut facilement utiliser pour travailler la description de son environnement, tout en faisant un point culture sur Paris.

Vous connaissez peut-être cette première vidéo : en 2016, la Mairie de Paris a fait tourner une vidéo pour promouvoir la ville. Si ce clip plaît énormément aux apprenant.es, il n’en demeure pas moins une jolie concentration de clichés et ne présente que des facettes très particulières de la capitale.

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Capture d’écran du clip « Paris » (Mairie de Paris)

D’où la réaction très rapide de certains autochtones qui ont publié une réponse sous forme de vidéo : « Paris, on t’aime aussi » dans laquelle est mise en avant la diversité culturelle, ethnique et sociale de Paris.

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Capture d’écran de la vidéo « Paris, on t’aime aussi »

Il est possible d’utiliser ces deux vidéos à tous les niveaux pour travailler sur les représentations de Paris avec les apprenant.es, notamment avec le niveau A1 … étant donné qu’il n’y a pas de paroles. C’est l’occasion de travailler la description de l’environnement, de la ville pour aller vers la description de sa ville.

Voici le descriptif d’une partie de la séquence que j’ai faite avec mes apprenant.es et qui intègre des outils numériques pour faciliter l’apprentissage du lexique :

  • (En amont, travail sur les prépositions devant villes et pays)
  • Remue-méninge sur Paris avec écriture des mots au tableau
  • Visionnage de la vidéo officielle : quelles impressions ? Qu’est-ce qu’il y a ?
  • Distribution d’une feuille contenant une liste de mots liés à la ville, qui apparaissent (ou pas) selon le déroulé chronologique de la vidéo. Les mots sont expliqués par certain.es apprenant.es ou par l’enseignant.e et un espace sur la feuille permet de dessiner l’élément ou de l’écrire dans sa langue
  • 2eme visionnage : les apprenant.es cochent les éléments vus
  • Proposition d’exercices de systématisation faits avec LearningApps pour renforcer l’appropriation de mots importants (fleuve, pont, musée, marché, place, escaliers, château…) à distance
    • un premier exercice d’association image/mot

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    • un second exercice de regroupement pour travailler le genre des noms : féminin ou masculin ?

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  • En classe, visionnage de la vidéo « Paris on t’aime aussi » : quelles sont les impressions ? Les différences ? Les apprenant.es réinvestissent le lexique appris et on complète avec de nouveaux éléments.
  • Tâche finale : faire une présentation de sa ville à partir de 5 photos au minimum à l’oral pour les autres apprenant.es du groupe.
    • Production écrite en classe : « Dans ma ville, il y un fleuve. Il s’appelle …. Il y a aussi un musée… »
    • Présentation orale individuelle en s’appuyant sur le diaporama de sa ville
  • Pour aller plus loin ? Faire créer une vidéo à chaque apprenant.e avec Spark Video pour présenter sa ville tout en enregistrant sa voix. A venir…

Les liens utiles :

Travailler le lexique en #Fle en classe inversée : les collocations contenant « EN » devant certains verbes (suite)

Voici la suite du premier travail sur les collocations contenant « En » devant certains verbes, en classe inversée :

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  • la capsule qui présente les collocations « ne pas en revenir, en pincer pour, en prendre pour son grade, s’en sortir, s’en prendre à … »

Les En devant certains verbes (2) from Geraldine L on Vimeo.

 

  • la feuille de route « Les EN devant certains verbes 2″ à compléter à distance
  • Pour le retour en présentiel, on peut corriger les exercices puis, proposer comme activité de faire écrire par groupes des dialogues reprenant les collocations. Et même les faire jouer !

 

Travailler le lexique en #Fle en classe inversée : les collocations contenant « EN » devant certains verbes

Les collocations « ces unités préfabriquées à mi-chemin entre locutions et combinaisons libres » (A. Tutin) occupent une place essentielle dans l’apprentissage du lexique.

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Voici une proposition pour travailler ces collocations sous forme de classe inversée.  J’ai choisi de me pencher sur les verbes précédés du pronom EN qui ne renvoie généralement à aucun antécédent comme « en finir, en avoir gros sur le coeur, en avoir assez, en pincer pour, ne pas en revenir, etc. »

Pour ce faire, j’ai établi une liste de verbes, mais trop longue pour ne faire qu’une capsule : il y en aura donc 2 ou 3. J’ai opté pour une démarche inductive en partant d’un dialogue contenant plusieurs verbes précédés de EN. Puis vient l’explication de chaque collocation avec des précisions sur le niveau de langue, sur les variantes et sur la signification.

 

Les EN devant certains verbes from Geraldine L on Vimeo.

 

La capsule est envoyée aux apprenant.e.s afin qu’elle soit regardée à distance et une feuille de route accompagne et guide la prise de notes pour rendre les apprenant.e.s actifs lors du visionnage de la vidéo. La feuille de route propose quelques exercices faciles pour tester le premier niveau de compréhension de ces collocations.

Voici la feuille de route.

En cours, nous avons corrigé les exercices et nous sommes passés directement au réinvestissement des collocations. Par groupes, les apprenant.e.s ont écrit de courts dialogues avec « en finir avec, en avoir assez, en vouloir à , s’en vouloir, etc. » et les ont joué devant les autres.

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La classe inversée nous a vraiment permis de gagner du temps et, surtout, de mettre l’accent sur le réinvestissement du lexique, ce qui favorise son ancrage sur le long terme.

A suivre !

Un outil très pratique pour créer rapidement des capsules : LOOM

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Je viens de tester un nouvel outil pour créer des capsules, « LOOM », grâce aux conseils toujours avisés d’OutilsTice dont vous trouverez ici l’article complet (Merci Fidel !). Il s’agit d’une extension à ajouter au navigateur Chrome qui permet d’enregistrer l’écran : il suffit de cliquer sur l’icône (petit tourbillon à l’extrémité droite)

Capture d_écran 2018-03-21 à 15.01.02et l’on accède immédiatement au tableau d’enregistrement qui propose

– d’enregistrer l’écran seul

– d’enregistrer l’écran avec en médaillon incrusté la personne qui parle

– d’enregistrer la personne qui parle

Capture d_écran 2018-03-21 à 15.11.21

Pour faire des capsules simples, c’est un outil vraiment pratique. Voici un exemple de capsule que j’ai fait un peu en urgence (d’où les imperfections…) pour commenter une carte mentale sur le lexique du tourisme destinée à mes apprenant.e.s FLE :

https://www.useloom.com/embed/a87e472c9ff24dcfbe265150646c8e2f

Le partage est ensuite très facile (lien à envoyer aux apprenant.e.s ou téléchargement). Une fois la vidéo terminée, on peut procéder à des coupes mais il n’est pas possible a priori de faire des ajouts a posteriori (j’ai, par exemple, oublié de mettre un titre, de signer…).

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Atelier #Eidos64 Outils numériques en cours de langues : des pistes pour favoriser une approche interactionnelle

Mercredi 24 janvier 2018 à Bayonne dans le cadre de la journée de formation Eidos64.

bandeau-2018L’atelier qui s’appuiera sur des exemples de cours de langues (Français Langue Etrangère), invitera à explorer deux pistes parmi les multiples potentialités du numérique :

comment renouveler le remue-méninges que nous faisons en début de séquence pour établir un premier état des lieux des connaissances déjà acquises sur un thème ? Nous verrons comment Beekast offre une variante numérique intéressante par rapport aux approches plus traditionnelles.

comment mettre en valeur les productions des apprenant.e.s en leur donnant un destinataire réel ? Dans son ouvrage Le web 2.0 en classe de langue (Maison des langues, 2011), en complément des habituelles tâches cibles et didactiques, Christian Ollivier nous invite à mettre en place des « tâches ancrées dans la vie réelle », c’est-à-dire « des tâches dans lesquelles l’apprenant n’est plus seulement un apprenant, mais devient un « usager » de la langue ». Il nous incite donc à proposer «des tâches qui ont un enjeu réel et dans lesquelles les aspects non langagiers retrouvent la place qu’ils ont dans la réalité. ». Il apparaît clairement que le web 2.0 est un espace privilégié pour publier et favoriser les interactions avec des locuteurs et locutrices natifs afin de donner un sens réel à des tâches, non plus réservées aux enseignantes et enseignants, mais s’adressant à d’autres internautes.

Comment passer de la simple production écrite à une tâche finale publiée ? Comment mettre en valeur les productions pour les partager et leur donner plus de sens ? Quels outils numériques utiliser pour faire faire des petites vidéos, des graphiques ou des livrets numériques qui seront partagés au-delà des murs de la salle de cours, voire commentés dans le cadre d’interactions réelles  ?

Cet atelier proposera des pistes et des exemples de réalisations d’apprenant.e.s pour une utilisation pédagogique de Beekast, Spark Video, Google Maps, entre autres.

Pensez à apporter votre ordinateur ou votre tablette.

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Fle Apprendre le français avec les séries TV « Samantha Oups! » A1/A2

Dans le cadre d’un atelier, je continue mon exploration des séries TV pour enseigner le français et partage une ressource intéressante pour des niveaux peu avancés (A2, voire A1), ce qui est assez rare en matière de séries. Il s’agit d’une série TV qui est loin d’être récente mais qui n’en reste pas moins tout à fait exploitable et vraiment appréciée par les apprenants.

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Capture d’écran « Samantha à la gym »

Le personnage principale, Samantha, joué par un homme, est une bimbo à la perruque blond platine qui enchaîne remarques déplacées, idioties, malentendus, etc. L’autre acteur, masculin aussi, joue le rôle de la copine, Chantal et, parfois, celui d’un personnage complémentaire.

Cette série présente de nombreuses qualités à exploiter en Fle :

  • tout d’abord, son format, très court de 5 minutes environ, est composé de 5 ou 6 sketches, ainsi l’endurance des apprenants est-elle épargnée ;
  • ensuite, la gestuelle, les mimiques sont tellement excessives qu’elles facilitent la compréhension orale au point qu’une exploitation possible est de visionner sans le son pour faire émettre des hypothèses ;
  • les thèmes traités dans les épisodes sont généralement des lieux de la vie quotidienne : « Samantha à la gym », « Samantha au marché », « Samantha chez le coiffeur », ce qui permet de travailler un lexique différent pour chaque épisode ;
  • Enfin, l’autre avantage de cette série est qu’elle est un document authentique : certes, les apprenants sont un peu déstabilisés au début car la compréhension leur paraît difficile par rapport aux documents souvent créés sur mesure pour ces niveaux-là, mais ils tirent une grande fierté d’être capables de regarder et de comprendre globalement une série TV française avec si peu d’heures de français. Outre la fierté, le plaisir de rire et celui de comprendre l’humour dans une langue nouvelle sont autant de motivations pour apprendre cette langue, sans parler des compétences interculturelles.
  • C’est par ailleurs un excellent moyen pour travailler sur les stratégies d’apprentissage dès les petits niveaux : il faut se concentrer sur ce que l’on comprend et non sur ce que l’on ne comprend pas…

Voici les épisodes sur lesquels nous avons commencé à travailler ainsi que leur transcription lacunaire :

Le plus difficile est d’alterner les exploitations pour éviter la monotonie de la transcription lacunaire, même si c’est la plus efficace. Le scénario que je suis est généralement : écouter une première fois avec ou sans le son puis faire une première reconstitution orale collective ou par groupes. Ensuite, après le deuxième visionnage, nous ajoutons des détails et enrichissons le lexique ; enfin, le 3eme visionnage est accompagné de la transcription à compléter et, parfois, d’une reformulation écrite par petits groupes.

Voici un quiz en ligne proposé après la compréhension de « Samantha au marché » pour fixer le lexique important. Il a été fait avec Socrative et peut être téléchargé avec le lien suivant à partir de votre compte Socrative ou avec ce code SOC-26598504.

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2 questions du quiz

L’avantage de ce genre de quiz en ligne, par rapport à un quiz papier, est qu’il va redynamiser la classe en accentuant le côté ludique car les résultats sont affichés en direct et qu’il permet, par conséquent, de savoir immédiatement si ces quelques mots ont été compris.

La suite au prochain épisode…

Apprendre le français avec les séries TV (3)

Utiliser les séries TV est non seulement un excellent moyen pour apprendre du lexique actuel, des structures grammaticales et avoir un contact vivant et actuel avec la culture française, mais c’est aussi l’occasion d’inviter les apprenants à créer en imitant ou parodiant les épisodes vus. C’est donc une belle occasion de réinvestir ce qui a été appris et de stimuler la créativité des apprenants dans le cadre rassurant de l’imitation ou de la parodie.

Par exemple pour la série « Bref », après avoir vu plusieurs épisodes, nous avons analysé ensemble

  • le style particulier des phrases très courtes, juxtaposées, sans autre coordination que « alors » ; l’emploi du passé composé ; le fait que presque toutes les phrases commencent par « je »; le décalage entre ce que pense le personnage et ce qu’il dit ; le lexique familier, la structure récurrente « Voix off du narrateur annonçant ce qui va être dit/ Paroles d’un personnage répétant ce qui a été annoncé par la voix off », etc.
  • le caractère du personnage (paresseux, menteur, …), la construction de chaque épisode (les obstacles au désir, la chute, le rythme, …), l’importance de la musique, les « bips » pour masquer les gros mots…

Par groupes de 2 ou 3, les apprenants ont écrit un scénario en tenant compte de toutes ces remarques afin de proposer un nouvel épisode à la manière de « Bref ». La contrainte était de produire une vidéo et de se filmer.

Voici quelques épisodes produits par mes étudiants :

 Cette expérience a été très positive, c’est pourquoi je me permets de la partager sur ce blog. Sur le plan technique, tous ont travaillé en autonomie, en utilisant les moyens qu’ils voulaient : je ne suis absolument pas intervenue sur ce plan-là, la réalisation technique ne peut être un obstacle pour ceux qui voudraient inciter leurs apprenants à faire des vidéos. Sur le plan des acquisitions linguistiques, le réinvestissement est notoire et d’autant plus efficace qu’il a été fait avec plaisir et enthousiasme. Enfin, le fait de montrer, de partager les créations a à la fois engendré une certaine pression, voire de l’émulation, et a aussi fortement contribué à souder le groupe en valorisant l’investissement de chacun.

Bref : apprendre le français avec les séries TV ne peut se limiter à la seule étude des séries. La partie créative est tout aussi importante que le temps du visionnage et de l’analyse…